Question orale de Mme Anne-Marie Lizin, Sénatrice indépendante à l’attention du ministre des Affaires Étrangères Steven Vanackere à propos de : La reconnaissance de l’indépendance du Kosovo est-il un objectif de la présidence Belge du Conseil de l'Union européenne?
Monsieur le ministre des Affaires Étrangères,
Le Kosovo est reconnu par soixante-cinq états et une dizaine d’autres seraient prêts à le faire. Au sein de l’Union Européenne, la majorité des pays membres (vingt-deux sur vingt-sept) ont reconnu le Kosovo, mais cinq le refusent pour des mauvaises raisons. Pendant, que la Grèce prétexte la « solidarité orthodoxe » avec la Serbie, l’Espagne, Chypre, la Slovaquie et la Roumanie refusent de reconnaitre l’indépendance du Kosovo car ils ne veulent pas donner un prétexte à l’ouverture d’un débat interne sur la souveraineté et le séparatisme. Chaque pays est différent avec sa propre histoire. La Belgique peut pendant sa présidence faire évoluer ce dossier : la Grèce à besoin de l’Union Européenne, la Roumanie et la Slovaquie ne peuvent inutilement bloquer un tel dossier.
Je souhaiterais obtenir une réponse aux questions suivantes :
La Serbie a-t-elle manifesté une intention crédible de renter dans l’OTAN ?
Quelle relation la Serbie entretien-t-elle avec l’OTAN ?
Ne s’agit-il pas d’un miroir aux alouettes ?
Où en sont les démarches et que compte faire la Belgique sur ce dossier lors de la présidence Belge du Conseil de l'Union européenne? Le Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy semble s’être rangé aux positions serbes lors de la Brdo kod Kranja en Slovénie en refusant de participer à la réunion car la Serbie refusait d’y participer.
C'est un très mauvais signal envoyé qui renforce la position de la Serbie.
Pourquoi un repli du Président Van Rompuy?
Ira t-il à la conférence de Sarajevo ?