
Discours prononcé à l’occasion de la cérémonie d’hommage à Mr René Risac, ce lundi 9 août à 14H. René Risac était un des hommes les plus actifs de Huy, qui a animé toutes les manifestations de la ville pendant plus de trente ans. Pour le motor, Philippe Stalport a pris la parole, Michel Lizin également; André Godelet et moi avons retracé sa carrière à la levée du corps, avec Mr Sciascia pour la fédération des commerçants...
Notre ville est faite de milliers de personnes, qui passent, s’y activent et la quittent. Mais la mémoire de notre ville en garde quelques-uns seulement, et pour longtemps, imprimés en son cœur.
René, tu es de ceux-là. Il est difficile de dire pourquoi: Une longue présence, une longue activité: tu fus fêté parmi les meilleurs et plus anciens commercants de notre ville.
Une créativité, des projets, des participations, des propositions: tous les membres des comités de la ville prendront la parole pour dire ton rôle.
Comme bourgmestre de cette ville pendant 26 ans, et échevine de Ben-Ahin depuis 1971, j’ai eu le bénéfice de tes suggestions, de tes coups de téléphone enthousiastes pour une nouvelle activité pour Huy: Théo Vangriethuyzen était chez toi, il fallait passer pour la flèche wallonne, Jean-Marie Leblanc était là, on signait déjà tellement le tour de France était intéressé. Mais aussi, un deal de drogue que tu avais aperçu sur l’autre rive, un invité exceptionnel qui logeait chez toi et que tu souhaitais me présenter, un accident grave pour lequel tu pensais qu’il fallait que je vienne, une enquête sur le commerce que nous avions commanditée à l’université de Liège et qui proposait, en réponse à la demande des jeunes un cinéma: autant de moments de discussions, quand nous passions près de toi.
Pendant ces presque 40 ans où tu as été pour moi, pour la ville un pilier permanent, une de ses grandes figures, le moment le plus amical était toujours le petit klaxon du matin, quand je passais devant l’hôtel. Je voyais de suite si tout allait bien, ou si tu avais envie de me parler: le signe de la main était tout différent, il signifiait : arrête-toi. Et c’est ainsi que nous avons développé cette amitié sans faille. Il y avait déjà quelques temps, René, que tu ne répondais plus aux coups de klaxon même si tu étais toujours à la fenêtre de l’hôtel. Mais je les donnais quand même, juste comme cela. Et il y a deux semaines, tu as répondu. Une dernière fois, René. Toute la ville, ici présente te dit adieu et merci.
Jeannine, Yves, Joelle, votre famille, toute la ville vous entoure et vous dit son amitié.
Anne-Marie Lizin
Présidente honoraire du Sénat
9 août 2010