
20 juillet 2010: la Belgique n'a toujours pas de gouvernement résultant des élections de la mi-juin. Mais les deux partis vainqueurs des élections ont déjà posé un acte politique significatif: ils ont installé à la Présidence du Sénat l'homme qui veut sa suppression, et qui va mener à sa disparition. La NVA a toujours eu le mérite de la clarté, et Di Rupo et le Ps viennent de montrer qu'ils sont prêts à accepter cette suppression. Le Spa, ce matin, annonce son intention d'en faire une structure de compétence régionale, chambre des régions de type allemand, qui ne doit pas se réunir de façon permanente. Oubliée la volonté d'une chambre paritaire des régions, qui serait un facteur de blocage en faveur des francophones. Le bicaméralisme belge, commme dans la plupart des pays d'Europe, est une garantie de stabilité, mais aussi de capacité réelle de décision parlementaire, empêche l'évolution vers des parlementaires presse-bouton dans le monocaméralisme, dont rêvent tous les présidents de parti. Ce 20 juillet 2010 matérialise, pour la première fois en six semaines d'observation mutuelle, une décision de la future (et éventuelle) coalition: recul démocratique en vue, renforcement des centres de décision partisans, cohabitation républicaine pour le Roi en cette journée de Fête Nationale. Bon 21 juillet, la Belgique mérite mieux.