Je n'oublie jamais un visage, mais pour vous je ferai une exception. 
Groucho Marx

Bienvenue sur le site d'Anne-Marie Lizin.

Anne-Marie Lizin vous souhaite la bienvenue sur son site.

Vous y trouverez un tas d'informations la concernant, comme, par exemple : un agenda complet et des nouvelles régulières. Mais également des photos ainsi qu'une foule de renseignements à propos de sa carrière et de sa vie en général.

N'hésitez pas à vous inscrire à sa newsletter et vous recevrez aussi souvent que possible sa plus fraîche actualité.

Vous remarquerez aussi la création d'un nouveau mouvement qui se nomme "POURHUY" et qui a la volonté de proposer une alternative au pouvoir actuel, paralysé par la médiocrité. Nous avons obtenu 5 sièges au conseil communal lors des dernières élections d'octobre 2012 et nous ne comptons pas en rester là.
 

La Bibliothèque d'Alexandrie rend hommage à Anne-Marie.

Au milieu de ses nombreuses responsabilités internationales, la Bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte, occupait une place à part dans le coeur d'Anne-Marie. En opposition avec tous les fondamentalismes, la Bibliotheka Alexandrina se situe au carrefour de toutes les civilisations. Jamais Anne-Marie n'a raté le rendez-vous annuel de son Conseil d'Administration. Lors de sa réunion d'avril 2016, celui-ci lui a rendu un hommage émouvant. Pour découvrir le petit film projeté au BoT (Board of Trustees) de la Bibliothèque d'Alexandrie, il vous suffit de cliquer ci-dessous... 

 


Anne-Marie Lizin / club de la presse Genève le 6 mars 2015.

 


Prises de parole et hommages lors des funérailles d’Anne-Marie Lizin

 

Je suis à la fois fière et émue de m’exprimer aujourd’hui pour rendre hommage à mon amie Anne-Marie Lizin.

 

Nous nous sommes rencontrées il y a plus de trente ans.

 

Elle était eurodéputée et j’étais membre d’une association créée et présidée par Simone de Beauvoir : la Ligue du Droit International des Femmes. Nous nous sommes connues à ce moment-là par courrier interposé sur un sujet qui est toujours d’actualité : le statut de réfugié pour les femmes victimes du fait de certaines traditions d’un autre âge. La suite, ce seront trente années de combat en commun, chacune à son niveau, chacune avec ses outils. Nos combats nous les avons souvent menés en partant de faits d’actualité qui avaient défrayés la chronique comme les enlèvements d’enfants issus de couples mixtes, les crimes dits d’honneur, l’excision, les violences contre les jeunes filles des cités, et plus généralement la régression du droit des femmes en raison de la montée des intégrismes. C’est l’universalité du droit des femmes indépendamment des religions et des cultures que nous défendons. Cela nous l’avons fait aussi en choisissant un terrain d’action nouveau. L’Olympisme, car il est régi par une loi unique fondée sur des principes universels, la Charte Olympique, qui interdit toute discrimination et impose la neutralité. Une forme exigeante de laïcité.

 

Une des choses qu’on ressentait fortement face à Anne-Marie quand on la connaissait bien, c’était une tension très forte entre ses trois ambitions : sa ville, la politique européenne dans le monde et la cause des femmes. Une tension mais aussi une sorte de gourmandise, une façon de viser toujours le coup d’après. Ce n’est pas un hasard si elle a souvent été la « première à ». Ou « l’une des premières à » oser… Par exemple, lorsqu’elle rencontre Yasser Arafat, encore persona non grata, alors qu’elle était secrétaire d’Etat, ou lorsqu’elle devient la première femme à être présidente du Sénat belge, ou lorsqu’elle défend, comme eurodéputée, l’élargissement du statut de réfugié aux femmes victimes de violences parce que femmes, ou lorsqu’elle se rend à Guantanamo à trois reprises comme vice-présidente de l’OSCE. Et je ne peux oublier une autre préoccupation majeure que nous avons partagée : celle de la sécurité nucléaire. Un domaine technique complexe, dont je connaissais un des aspects par mes fonctions en France. Je peux vous dire qu’elle ne survolait pas le sujet. Elle avait cette capacité de comprendre ce qui était important qu’elle sache et de détecter ceux et celles qui pouvaient l’aider.

 

Un autre trait de son caractère qui pour moi était essentiel : elle comprenait clairement la complémentarité entre la politique et l’associatif. Elle ne se contentait pas de nous ouvrir des portes du fait de ses rations ni d’être notre ambassadrice lors de conférences internationales ou de ses missions. Elle faisait effectivement avancer les dossiers. Elle le faisait avec d’autant plus d’ardeur, qu’elle était convaincue que la question des femmes était centrale dans la résolution de la plupart des conflits qui ensanglantent le monde aujourd’hui, et notamment lorsque ces conflits résultent de la pression des intégrismes religieux. Son efficacité tenait aussi à un aspect de sa personnalité que certains ont injustement critiquée sans la comprendre : elle se plaçait volontairement dans la lumière, et elle prenait bien la lumière. Parce que c’était là une clé de son efficacité. Un individu lambda personne ne l’écoute et il se condamne à l’impuissance. Même si ce qu’il pense ou dit est juste. Le poids médiatique est une nécessité. Or vous ne pouvez l’acquérir qu’en franchissant certaines lignes. Dans le cas de la rencontre avec Arafat, par exemple, elle est membre du gouvernement, elle a demandé l’autorisation et l’a obtenu à condition que tout se fasse dans la plus grande discrétion. Mais le lendemain on l’a vue à la télévision embrassant Arafat. Or c’est bien cela qui a rendu cette rencontre utile. Elle avait pris un risque calculé. Aujourd’hui nous savons qu’elle a eu raison. Les liens internationaux, c’est comme les liens entre les individus, il faut les construire y compris en osant avancer le premier. Si la personne en face est de qualité, vous pourrez en attendre le meilleur.

 

Sa devise : parler avec tout le monde ou presque. J’ai été frappée par ce que disait d’elle Boutres Boutros-Ghali, alors Secrétaire Général de la Francophonie : « c’est une des rares responsables politiques qui s’est toujours intéressée au Tiers Monde ». Elle avait d’ailleurs collaboré avec lui sur différentes opérations : Congo, Burundi, Rwanda. Mais elle le faisait ne ne cédant jamais sur ses convictions fondamentales et elle ne cédait pas : ce n’est pas elle qu’on aurait vu porter un tchador à Téhéran ou accepter qu’un visiteur même haut placé refuse de lui serrer la main parce qu'elle était une femme.

 

Je voudrais aussi vous parler des messages qui me sont parvenus pour saluer sa mémoire. Ils sont révélateurs de l’attrait que pouvait exercer Anne-Marie Lizin sur les gens qu’elle rencontrait. L’une des premières personnes à m’avoir fait part de son émotion et de son admiration est la grande philologue et psychanalyste Julia Kristeva. Ensuite il y a eu aussi : Danièle Sallenave, écrivaine et académicienne, Sylvie Le Bon de Beauvoir, écrivaine fille adoptive de Simone de Beauvoir, le journaliste écrivain Gérard Bonal, grand spécialiste de Colette. Je pourrais vous citer aussi des historiennes, des sociologues, des journalistes : Malka Marcovitch, Chalah Chafik, Gérard Biard de Charlie Hebdo et tant d’autres. Des femmes politiques comme Yvette Roudy, la sénatrice Michèle André,… Peut-être la plus touchante est cette responsable d’association laïque et féministe algérienne, Association pour la mixité, l’égalité et la laïcité en Algérie, Soad Baba Aïssa. « Je garde en mémoire une femme avenante et à l’écoute des femmes qui l’interpellaient, qui l’interrogeaient, prête à s’engager pour et avec elles. Je garde le souvenir d’une femme pleine d’allant, d’humour et d’optimisme pour affronter et dénoncer les atteintes aux droits fondamentaux des femmes, défendre la laïcité et l’universalité des droits. Je garde le souvenir d’une femme politique courageuse face à l’adversité et la bêtise. Je garde le souvenir d’une Féministe combative dans ce monde politique compatissant et complice vis à vis de gouvernements hostiles aux droits des femmes. Elle s’est engagée dans des combats qui n’étaient pas faciles et pour lesquels elle n’a jamais baissé les bras. je garde le souvenir d’une GRANDE DAME de notre histoire commune du FEMINISME. Pour Anne-marie Lizin, aucune frontière n’était infranchissablee pour l’universalité de nos combats ».

 

Pour conclure : Notre amie belge, Anne-Marie Lizin, restera pour l’Histoire à la fois une figure marquante de la vie politique internationale et une grande féministe. Simone Veil l’admirait : « L’engagement d’Anne-Marie partout où il y a des problèmes qui concernent les femmes. Nous avons la même vision de ce combat, qu’elle mène avec fougue. Nous avons travaillé ensemble sur la question des femmes en Tunisie, en Croatie, en Bosnie. Elle est chaleureuse, elle mène le combat joyeusement ».

 

(Annie Sugier - Ligue du Droit International des Femmes)

 


Anne-Marie,

 

Depuis 1983 où tu deviens Bourgmestre de la ville de Huy jusqu’à ce triste samedi du 17 octobre 2015, tu n’as eu de cesse de vouloir, comme une mère pour son enfant, le meilleur pour notre ville.

 

Peu importe l’endroit où tu te trouvais, Huy et ses habitants étaient toujours au centre de tes préoccupations.

 

Grâce à ta notoriété, Huy est désormais connue dans le monde entier et les hutois ne se trompent pas lorsqu’ils disent « Huy c’est Anne-Marie et Anne-Marie c’est Huy ».

 

Sous ton mayorat, tu as fait de Huy une ville au centre des attentions du monde, une ville dynamique, une ville active où il faisait bon vivre.

 

Ton intelligence et ta détermination t’on permis de mener à bien de très nombreux projets, parmi lesquels :

  • Notre Grand-Place que tu a voulue plus conviviale en la rendant aux piétons.
  • Le centre culturel que tu as agrandi et rénové.
  • Le cinéma le Kihuy que tu as amené à Huy.
  • La caserne des pompiers que tu as fait construire pour que ces hommes que tu admirais tant parce qu’ils sauvent des vies chaque jour, puissent travailler dans de bonnes conditions.
  • L’Avenue des Ardennes, devenue semi-piétonne, agrémentée de fontaines ou encore d’oeuvres d’artistes hutois.
  • L’hôpital régional qui aurait disparu si tu ne t’étais pas investie à 300% pour le maintenir en vie avec un service optimal. C’est pour ce même hôpital que tu as obtenu les subsides nécessaires à la rénovation et l’amélioration en cours actuellement.
  • Le rattachement à ce même hôpital des maisons de repos grâce à la création de l’intercommunale CHRH.
  • L’achat de notre bateau le « Val Mosan » acheté sous ton mayorat.

Tu as toujours été persuadée du rôle social important du sport et de la vitrine que peuvent constituer pour ta ville les grandes manifestations sportives, telles que

  • La Flèche Wallonne.
  • Le Rallye du Condroz.
  • Le Tour de France qui, à ta demande, s’est arrêté en face de chez toi en 2010 pour soutenir le petit Nicolas atteint d’une leucémie.

Tu accordais toute ton attention aux associations patriotiques car tu avais un profond respect pour les anciens combattants.

 

Et, lorsque les mandataires de la majorité en place les oubliaient, toi, tu étais présente pour les soutenir

  • Avec l’organisation de goûters.
  • En créant des plaques commémoratives comme celle d’Henri Dewar à Beaufort.
  • En rendant hommage aux victimes du bombardement du pont de fer le 18 août.

Tu rendais notre belle ville vivante et pleine de charme en soutenant les artistes et l’organisation de festivités comme

  • Les sons et lumières.
  • Les fêtes médiévales.
  • La patinoire sur la Grand-Place.
  • Les expositions de « couleurs en val mosan ».
  • Et dernièrement, le carré de la poterie.

Tu soutenais les associations caritatives comme

  • Les restos du coeur avec la Galerie Europe dont tu étais la marraine.
  • Le Fonds Léon Frédéricq de l’Université de Liège.
  • La Croix Rouge.
  • L’ONE et bien d’autres.

L’heure, le jour, où la situation géographique n’avaient aucune importance pour toi si tu pouvais venir en aide à un de tes concitoyens.

 

Les hutois connaissaient ta disponibilité à leur égard.

 

Ils te savaient concernée par leurs problèmes, quels qu’ils soient.

 

Souvent, il s’agissait de petits soucis que tu réglais avec une facilité déconcertante mais, quelquefois, tu pouvais remuer ciel et terre pour aider les autres.

 

Avec l’autorisation de Madame Coumont, je citerai ce fait.

 

Cela se passe dans les années 90 en Algérie. Quatre belges dont le mari de Madame Coumont sont pris pour cible par des islamistes radicaux. Ils sont gardés en otages dans un hôtel. Nous sommes vendredi matin, tu étais à Bruxelles lorsque tu reçois un appel de Madame Coumont t’expliquant la situation.

Sans hésitation et avec la force que l’on te connait, tu as mobilisé les membres du gouvernement, tu as contacté tes connaissances à Alger et en fin de journée de ce même vendredi, des véhicules blindés quittaient Alger pour aller délivrer le hutois et ses trois collègues.

En moins de douze heures, tu avais tout géré, tout organisé et tu avais sauvé la vie de quatre personnes.

 

Ton humanité, ton dévouement, ta force, ton intelligence et te connaissances ont permis de sauver des vies et cela à de nombreuses reprises.

 

Tu ne reculais devant rien et rien ne pouvait t’empêcher de rendre service et d’aider les gens : leurs combats étaient tes combats !

 

Anne-Marie, tu étais une grande dame, une femme exceptionnelle, tu étais mon amie.

 

Depuis 2009, j’ai eu la chance de travailler à tes côtés.

 

Tu étais mon mentor, tu as su me conseiller et m’aider quand j’en avais besoin.

 

Aujourd’hui je te dis au revoir.

 

C’est bien trop tôt : je n’étais pas prêt et nous sommes tous un peu orphelins. Mais une chose est sûre, tu vivras pour l’éternité dans mon coeur et dans celui de tous les hutois.

 

(Grégory Vidal - PourHuy)

 


Cher Michel Lizin,

Chers membres de la famille,

A vous tous ici, en vos grades et qualités,

 

Lorsque l’alerte de mon téléphone s’est allumée ce samedi fin de matinée, je n’y croyais pas.

 

Anne-Marie, l’insubmersible,

 

Anne-Marie, qui a toujours surmonté tous les ennuis, fière, toujours optimiste, toujours à l’attaque et d’attaque,

 

Anne-Marie, à qui rien ne pouvait arriver. Ce n’était pas possible.

 

J’ai attendu de voir si un autre site - c’est comme cela que l’on vit maintenant - annonçait la triste nouvelle et j’ai dû me résoudre à la réalité. Bouleversée, comme nous tous ici.

 

Cher Michel, Chère Famille, nous partageons votre chagrin, votre désarroi face à cet arrachement prématuré. Et tous ici nous voulons vous apporter du réconfort, de la chaleur, être, chacun à notre manière, un maillon de cette chaîne humaine qui nous lie et qui nous mène vers notre inéluctable destinée.

 

Cher Michel Lizin, Cher Michel, ma gratitude est profonde de me donner l’occasion de témoigner ma reconnaissance à Anne-Marie.

 

Anne-Marie, les souvenirs, les anecdotes se bousculent.

 

Nous avions toi et moi commencé sur un mode un peu sportif, un peu musclé dans notre Sénat. Mais c’était bien, vraiment bien.

 

D’une certaine façon, nous nous sommes reconnues, en quelque sorte apprivoisées.

 

Notre estime mutuelle s’est renforcée au fil des années, doublée d’une bonne dose de complicité. Ton énergie insatiable était une source permanente de fascination. 100 idées à la minute. Ça c’est rien du tout. Non, c’était surtout la volonté de les réaliser et la croyance inébranlable que ça allait se produire.

 

Tout avec toi entrait dans le champ des possibles. Rien ne pouvait t’arrêter. Rien ne pouvait te résister.

 

Tu ne le sais probablement pas, mais ton exemple m’a beaucoup aidé dans la vie.

 

Un jour tu as dit dans une interview : « j’ai beaucoup d’indulgence pour moi, je me pardonne tout très facilement ».

 

Je cite de mémoire.

 

Cette réflexion m’a donné matière à penser et puis m’a inspirée. Je me suis dit, oui, elle a raison. Il faut s’aimer un peu plus soi-même pour aller de l’avant; oui, il faut se pardonner ses faiblesses, ses erreurs, les apprenant pour toujours rebondir si on veut réaliser quoi que ce soit.

 

Et Dieu sait, enfin si Dieu a quelque chose à faire ici, que tu en as réalisé des choses.

 

Tu fus la première femme Présidente du Sénat, première femme Présidente d’une assemblée fédérale en Belgique.

 

Le 20/07/2004, tu prends les rênes de l’assemblée, bien décidée a y mettre un sacré turbo et à la faire passer à la vitesse supérieure. Et hop, d’un coup, le Sénat est devenu une ruche bruissante, bourdonnante.

 

Je te taquinais en paraphrasant cette publicité : « le Sénat, dis donc, c’est devenu les Galeries Lafayette ! A tout instant il s’y passe quelque chose ». Tu haussais les épaules, avec une feinte indifférence. Mais ça voulait dire « cause toujours ».

 

Visite du Dalaï Lama, déjà entouré de Mathieu Ricard, réception en grande pompe de Mittal, sur lequel tant d’espoirs liégeois reposaient alors. Une journaliste célèbre et moi - qui étions chargées de l’amadouer - nous conservons de ce repas un souvenir hilare et impérissable.

 

Accueil de tout le gratin de la planète énergétique, petits soins pour le Prince Laurent, accompagné de l’actrice Corinne Touzet pour les 20 ans de la loi sur la protection animale, sans oublier la semaine européenne, annoncée à grands renforts de spots publicitaires à la radio et bien sûr les innombrables délégations étrangères, parlementaires, ministérielles de tout poil qui ne pouvaient en aucune façon manquer notre Sénat.

 

Car tu étais la personne en Belgique avec le plus gros carnet d’adresses internationales. Je t’appelais l’AUTRE Ministre des Affaires Etrangères. Tu faisais pâlir d’envie toutes ces excellences, car les Albright, Shimon Peres, Arafat et déjà Poutine ne connaissaient que toi.

 

Toutes les portes s’ouvraient devant toi. C’était phénoménal.

 

Je me souviens de missions avec toi notamment à Washington, à Damas et oui, in tempore moins suspecto, à Kinshasa. Elles étaient toutes ponctuées de moments forts, audacieux, voire carrément culottés.

 

Mais tu n’en avais cure !

 

Tu avais tissé des liens dans le monde entier, Etats-Unis, Russie, Maghreb, Est de la Méditerranée, Grands Lacs etc…

 

C’était toi que l’on voyait au premier rang, dans toutes les retransmissions mondiales, de toutes les chaînes de Tv internationales, quand Victor Iouchtchenko fut intronisé  Président de l’Ukraine. Je n’en croyais pas mes yeux en regardant CNN.

 

Il faut dire que tu as toujours eu un sens aigu des médias. Tu attirais les caméras comme un aimant. Ce sont probablement les bons conseils de Michel, ton époux, qui s’y connait.

 

Tu avais aussi l’estime des dirigeants des Nations Unies. Tu as joué un rôle de premier plan à l’OSCE, et tu fus rapporteur de la Commission des Droits de l’Homme de cette organisation.

 

Cet été, en vacances à Cuba, je pensais à toi. Quand même, représentant spécial sur la prison de Guantanamo où tu fus la première femme à te rendre en tant que Parlementaire non américaine, c’est tout bonnement incroyable.

 

Anne-Marie, ce que j’adorais c’était ta rapidité, ta vista dans les dossiers, ta faculté d’aller à l’essentiel. Tu les engloutissais les dossiers, les dévorais goulûment. Quelle brillante intelligence !

 

Les réunions du Bureau du Sénat - c’était vraiment la belle époque - duraient 10 minutes montre en main et personne ne résistait à ton coup de maillet impérieux quand tu t’exclamais : « de vergaderihg is af ». Les supposés contradicteurs te regardaient, médusés, clore les discussions et t’en aller, impériale.

 

Tu ne le sais pas, Anne-Marie, mai j’ai vécu avec toi probablement, mes plus belles années parlementaires.

 

Nous étions animées de cette volonté de faire tourner la boutique.

 

J’étais toujours partante pour te suivre dans tes bons coups, et parfois, un peu, je l’avoue, dans tes mauvais coups.

 

Anne-Marie, tu as oeuvré inlassablement pour le droit des femmes. L’égalité de traitement, le respect des plus faibles, des plus fragiles, ton expertise aux Nations Unies sur la pauvreté, ont été ton moteur.

 

Tu combattais avant l’heure les rapts parentaux. Avant tout le monde, tu avais perçu à quel point cette épouvantable plaie allait porter préjudice aux relations intra-familiales, et miner les mariages mixtes.

 

Tu fus aussi une pionnière pour nombre de femmes politiques de notre pays. Un modèle pour celles qui t’ont suivie, celles de ma génération.

 

C’est parce que quelqu’un de ton envergure a tracé la voie que d’autres, peut-être plus timorées, ce sont dit « oui c’est possible ».

 

Anne-Marie, tu as tout donné à la politique et quand la politique s’en est allée, c’est tout ton être qui a vibré et qui a souffert atrocement. Jamais tu ne l’a avoué, mais ton corps s’est exprimé à ta place.

 

La politique est passionnante, mais elle peut être dure, ingrate, impitoyable. Et probablement as-tu payé plus que d’autres l’addition injuste, car femme tu étais. Et on pardonne aux femmes tellement moins.

 

Anne-Marie tu étais un être hors norme, hors du commun, atypique, anti-conformiste. Passionnée en un mot. Tu manques au paysage politique. Il n’est pas toujours fait de bravitude comme dirait ton amie Ségolène, mais souvent de ternitude.

 

Tu prenais beaucoup de place, et même au bout du monde, je sais que tu prenais toute la place pour ton époux.

 

Tu as toujours lutté et tu t’es toujours crue, me disait Michel, immortelle.

 

Anne-Marie tu avais raison.

 

Oui, tu es immortelle, car toujours nous te gardons dans nos souvenirs, dans nos pensées, dans nos réflexions, dans notre action, dans notre coeur et ta voix chaude aux tonalités chatoyantes résonne en nous.

 

Tu as arrêté ta course.
Repose-toi.

Repose en paix Anne-Marie.

 

(Christine Defraigne - Présidente du Sénat)

 


Anne-Marie,

Femme de combat, tu n’avais peur de rien ni de personne;

Femme passionnée et passionnante, tu avais un culot sans limite et un franc-parler inégalable;

Tes combats tu les as gagnés sauf ce dernier qui t’a été fatal;

Jusqu’au bout tu as été forte et digne, jamais tu ne t’es plainte, respect Madame;

Il y a un peu plus de six ans, j’ai eu l’honneur avec un petit groupe de personnes d’être à tes côtés pour créer un mouvement citoyen « PourHuy »;

Tu nous a pris sous ton aile, partagé ton expérience et ton savoir et tu nous as ouvert les yeux à ce monde politique encore inconnu pour nous;

Trois ans plus tard, nous sommes le deuxième parti de la Ville grâce à toi;

Ce défi, nous continuerons à le relever avec et pour toi;

Pour beaucoup tu as été une marraine politique mais pour nous tu es une maman politique;

En regardant les hommages qui te sont rendus sur les réseaux sociaux, une dame a écrit : « souvent critiquée, souvent dénigrée, souvent reniée mais jamais égalée ».

Devant toi je m’incline.

Merci pour tout.

 

(Frédérique Gelenne - PourHuy)

 


Anne-Marie Lizin frappée au coeur

Anne-Marie Lizin a-t-elle emporté son carnet d’adresses ? On l’avait peut-être oublié, mais l’ex-bourgmestre de Huy était l’une des femmes des plus connues de Belgique sur le plan international, qui avait noué aux quatre coins de la planète des amitiés fidèles et des contacts utiles. Depuis ses débuts au cabinet d’Henri Simonet, à la fin des années 70 jusqu’à son poste de présidente du Sénat, Anne-Marie Lizin avait développé un sens extraordinaire des relations humaines. Par curiosité d’esprit, pour le plaisir de côtoyer les grands et les puissants, peut-être. Mais surtout parce que cette femme engagée, féministe, avait le sens de la solidarité internationale ; elle se souciait des peuples opprimés, avait suivi et soutenu les mouvements de libération, et avait gardé le contact lorsque les contestataires d’hier avaient à leur tour accédé au pouvoir, s’y installant souvent pour longtemps, comme à Cuba ou en Angola… Lors de son passage au cabinet Simonet, elle avait noué le contact avec les mouvements de libération des anciennes colonies portugaises, suivi de près la lutte contre l’apartheid, et n’ignorait aucun des opposants à Mobutu. Elle connaissait personnellement Arafat, Fidel Castro, s’était rendue à d’innombrables reprises en Algérie, y compris en franc tireur pour ramener des enfants à leur mère, connaissait le Moyen Orient et le monde arabe comme sa poche… Au Congo, elle avait connu Laurent Désiré Kabila durant ses années d’exil, et, l’une des seules Belges à être invitée au mariage de son fils Joseph, elle n‘hésita pas à faire l’aller retour, entre deux avions, deux conseils communaux, cinquante rendez vous…Certes, Anne-Marie bousculait, dérangeait. Toujours impeccablement mise, elle n’hésitait guère à s’asseoir au premier rang, au grand dam parfois des diplomates de carrière qu’elle éclipsait par son brio, son entregent, et qu’elle n’hésita pas à mettre à contribution lorsqu’elle brigua, en vain, la direction de l’Unicef. Mais elle brillait aussi par sa connaissance des dossiers, son sens des relations humaines. Par la suite, lorsqu’elle occupa la présidence du Sénat, elle donna à l’institution un éclat inégalé, invitant à l’Assemblée des personnalités venues du monde entier, des femmes de renom, des défenseurs des droits de l’homme, des militants, aussi bien que des personnalités politiques…

Dans un autre pays, les talents, les contacts d’ une personnalité comme Anne-Marie Lizin auraient été utilisés au service de la diplomatie, de l’humanitaire, elle aurait été chargée de mission, ambassadeur itinérant, que sais je… Mais en Belgique, cette femme entreprenante et parfois trop voyante faisait des jaloux. Elle n’entrait pas dans le rang, ne suivait pas les consignes, demeurait un franc tireur de la politique même si elle avait accédé aux plus hautes sphères, entretenu des relations de haut niveau y compris en France et aux Etats Unis. Elle était aussi demeurée fidèle à ses engagements de jeunesse, la cause des femmes, la libération des peuples, sans jamais oublier sa ville de Huy où elle fut très populaire, non seulement parce qu’elle y attira des personnalités et des artistes venus du monde entier mais aussi car elle se souciait des plus modestes de ses concitoyens.

Bien sûr, elle n’était pas discrète, et dans son parti, elle ne jouait pas sur toutes les nuances de gris, leur préférant le rouge de l’internationale et beaucoup ne lui pardonnèrent pas d’être hors norme, hors cadre, d’avoir une tête qui dépassait du rang et une voix qui portait trop loin. Comme toute personnalité politique, elle suscita des critiques, des inimitiés, elle commit des erreurs, peut-être des fautes et fut sommée de les payer cash.

Mais méritait-elle pour autant le véritable lynchage médiatique dont elle fut la cible ? Il est des chroniqueurs, des humoristes, des enquêteurs de bocal et des redresseurs de torts à la petite semaine qui doivent peut être, peut-être, se sentir un peu mal depuis qu’elle s’est éclipsée. Car ils ont frappé avec persévérance, parfois juste mais toujours dur, ils ont frappé en plein cœur et c’est le cœur qui, précisément, a fini par lâcher…Anne-Marie Lizin, qui n’hésitait pas à tutoyer les plus grands, aurait mérité des adversaires d’un autre format…

 

(Colette Braeckman - journaliste au Soir)

 


Hommage à Anne-Marie Lizin : "Au jour d'Huy" Malgré tous les obscurcissements d'une vie humaine, il y a toujours quelque chose qui brille et qui échappe à toutes les rumeurs qui se la partagent et ce quelque chose s'appelle l'aura d'un être. C'est cette aura qui demaure quand tout meurt autour de nous. C'est cette aura qui enveloppe notre coeur meurtri d'absence mais fidèle à la puissance de cette lumière émanant de l'être qui nous quitte. La mort est une énigme dont on se saura jamais ce qu'elle contient si ce n'est ce qu'elle peut avoir de tendre et de terrible à la fois. Dans ta mort, Anne-Marie, je cherche avec respect et avec tendresse ce que tu nous as donné avec toute l'énergie qui te caractérisait et que tu nous a laissé comme un précieux cadeau, cette part noble de tes combats qui nous a tous marqués pendant ces vingt-six années où tu fus notre bourgmestre et ce grand air de liberté si vivifiant qui donnait à ton visage de femme engagée la beauté d'une bannière flottant dans le vent et derrière laquelle nous aimions nous ranger. Sous cette bannière et dans le secret de ta tendresse à toi, tant ignorée de tes collègues et collaborateurs politiques, je veux, non pas t'offrir l'hommage qui te revient, mais prononcer une parole mystérieuse, la seule qui est digne d'être commentée sous le soleil. Cette parole est faite de trois petits mots, petits mais tellement importants qu'ils sont et resteront toujours les plus beaux dans toutes les langues du monde : je t'aime. Les fleurs qui te sont offertes, les louanges qui te sont adressées, les critiques acerbes que l'on ose se permettre de formuler à ton endroit, bien haut et fort, parce que c'est plus facile et que ça fait plus de bruit dans ce qu'on appelle le monde, tout cela fanera, tout cela passera bien vite mais pas cette parole vive qu'on ne murmure que dans le silence avec tout son coeur. Ton époux sait, lui, qu'on n'a jamais assez de toute une vie pour le prononcer et il continuera de te la dire, cependant que les haillons des mots vains déchirés par le vent s'accrocheront aux ronces de l'oubli. Je t'aime, Anne-Marie. Nous les Hutois épris de liberté et de profondeur, nous t'aimons. Nous te disons merci pour tout ce que tu as fait pour nous et pour notre ville. Je t'aime, Anne-Marie. tu entends, Anne-Marie, je te parle au présent, pas au passé. Le présent pur, ce présent éternel dans lequel notre quotidien et la puissance d'aimer ouvrent le bal dans les bras l'un de l'autre, pour un partage aimant qui durera toujours. Ton nom figure fièrement au bas du monument élevé jadis à la mémoire de Joseph lebeau, ce grand homme que tu as voulu honorer et dont, cette année où tu nous quittes, on fête justement un anniversaire important, le 150ème anniversaire de sa mort. Vous voilà deux désormais à faire honneur à notre "bonne ville" de Huy. Pourtant, Joseph Lebeau a été lui aussi, à son époque, incompris et parfois violemment critiqué à la fin de sa carrière politique mais le temps a fait son oeuvre et lui a rendu justice. Vous avez bien travallé l'un et l'autre pour notre pays et pas seulement pour Huy. Vous avez été les ambassadeurs de notre cité dans le monde et aujourd'hui, nous vous remercions pour la force et la générosité de vos convictions que la lutte lourde, âore, rude, impitoyable même, de la politique n'a fait que renforcer. Merci pour ton courage et ta tenacité, Anne-Marie. La grâce d'une vie a toujours son contrepoids d'ombre et de peine. Elle se paie au prix fort. tu en as payé le prix en toute lucidité et tu n'as jamais reculé. Dans ce basculement de la cité sous le miroir dormant des eaux mosanes, la lumière noire de la nuit, où tu es entrée, ne nous empêche pas de te dire "nous t'aimons Anne-Marie" et cette lumière-là te fait un linceul de grandeur digne de toi. (Chantal du Ry)

 


 

"INTERNATIONALCONFERENCE «BALANCING COUNTER-TERRORISM AND HUMAN RIGHTS: CHALLENGES AND OPPORTUNITIES" - Genève 16 & 17 février 2015

Programme à télécharger


Gala ICMEC 2015


Mes amis de Charlie Hebdo nous avaient soutenu à propos de notre position contre le port du voile aux Jeux Olympiques.

La couverture et l'article à télécharger ICI !


 

Anne-Marie Lizin en compagnie de Malala Yousafzaï et son père à leur domicile de Birmingham.


Epidémie Ebola - GOARN recheche volontaires

Le GOARN (Global Outbreak Alert and Response Network) fait appel à des volontaires pour soutenir l’action de l’OMS pour faire face à l’épidémie d’Ebola. Les besoins estimés pour les 3 prochains mois sont de 265 professionnels dont 38 épidémiologistes, de préférence francophones.

Comme indiqué dans la pièce jointe, les volontaires doivent adresser leur CV précisant les expériences terrain, leur durée de disponibilité et la période de mission éventuelle.

Si vous vous portez candidat, merci de mettre le GISPE en copie.
 

Forum à Athènes : Mme Chalabi, présidente, Mr de Charette, ancien ministre de l'intérieur, Mme Lizin et le représentant de l'ile de Samos.


Félicitations à Mr et Mme Plompteux pour le travail réalisé en support de la fondation du Fonds Léon Fredericq.

Site officiel.



avec Mme Tan Lin, de All China Women's Federation - Women of China
 

Chers amis,
Hocrint a fait un travail fantastique au cours des derniers jours à New York (Pékin +15) et lors de la journée des femmes à Paris, en se concentrant sur les crimes d'honneur et les mariages forcés au plus haut niveau.
Le colloque en France a été le premier sur cette question.

Qui sommes-nous?
Des spécialistes et des individus impliqués pour combattre les crimes d'honneur et les mariages forcés dans tous les pays concernés dans le monde.


Qu'est-ce que HOCRINT?
La Coalition internationale contre les crimes d’honneur et mariages forcés (HOCRINT), créée par la Ligue du Droit International des Femmes, regroupe tous ceux et celles qui luttent contre les violences traditionnelles. Dans une lettre aux différentes associations participant au mouvement pour les droits de femmes, la LDIF lance son nouveau combat.
Contactez-nous à coalitions.femmes@skynet.be.

Où sommes-nous?
A Paris (6, place Saint Germain des Prés - 75005 PARIS France) et partout dans le monde...

Anne-Marie avec Petter Solberg, la vedette du rallye du Condroz, en tête jusqu’à son abandon. Solberg est champion du monde des rallyes 2003 et le premier champion du monde de l’histoire du Rallye Cross (2014).


INTERNATIONAL WOMEN'S CONFERENCE : quelques liens utiles
Art Of Living
The International Women's Conference Facebook
Twitter Voice of International Women's Conference
 


Conseil de la bibliothèque d'Alexandrie


CHARTE DE LA FEMME MALIENNE

Alors que la France reçoit une délégation de taliban pour influer sur les prochaines élections présidentielles en Afghanistan, il serait bon de rappeler qu'en juin 2000, nous organisions la rédaction de la Charte des droits fondamentaux des femmes Afghanes à Douchambé au Tadjikistan frontalier de l'Afghanistan dominé par les talibans :

Pour retrouver leur dignité, ces femmes réclamaient :

-Le droit à l'égalité entre hommes et femmes et le droit à l'exclusion de toute forme de discrimination ou de ségrégation fondée sur le sexe, la race, la religion ou autre

-Le droit à la santé physique et mentale pour elle et son enfant

-Le droit à la protection égale de la loi

-Le droit à l'éducation institutionnelle incluant toutes les disciplines y compris physiques.

-Le droit à des conditions justes et favorables de travail

-Le droit de circuler librement, indépendamment

-Le droit à la liberté de pensée, d'expression, d'association et de participation politique

-Le droit de porter ou non le voile ou l'écharpe

-Le droit de participer aux activités culturelles, y compris le théâtre, la musique, le sport.

Cette Charte a été signée par la plupart des leaders politiques afghans, ainsi que dans le monde. Elle a été emmenée aux Nations Unis et a été lue à la conférence de Bonn en 2002.

Nous avions pourtant cru gagner, les femmes afghanes ayant retrouvé la plupart de leurs droits ces dernières années.

Plus de 10 ans plus tard, il est plus que jamais d'actualité de faire revivre cette Charte.

La vigilance s'impose à nouveau. Les afghanes redoutent le départ des troupes, le retour d'un gouvernement fondamentaliste, fruit de possibles négociations hasardeuses de la communauté internationale.

La similitude avec ce qui se passe au Mali saute aux yeux !

Les Maliennes sont victimes de ces mêmes talibans, qu'ils portent le non d'Ansar Dine, Mujao, Aqmi ou encore les hommes armés du MNLA qui même s'ils laissent un goût amer à la population par leur violence et leur revendication d'autonomie dont les Maliens ne veulent pas, semblent néanmoins respecter une certaine laïcité. Ces groupes font régner la terreur, veulent asseoir leur domination sur le peuple du Nord Mali en imposant leurs lois obscurantistes sur les femmes et sur la population à Gao, Tombouctou, Kidal :

Interdiction de sortir seules et non entièrement voilées, interdiction de scolariser les filles, interdiction d'écouter de la musique, de se servir d'internet.
Punition barbare pour les voleurs : amputation des mains, lapidation en public pour les femmes ayant commis l'adultère.
Comme à Kaboul à l'époque, les pick-ups des gardiens de l'ordre moral rentrent de force dans les maisons pour vérifier si le comportement des femmes correspond aux ordres donnés.

Au moment où la communauté internationale envisage une future opération militaire, réclamée par le peuple du Nord Mali, tout en privilégiant également la voix de la négociation avec les groupes armés qu'ils soient islamistes ou non, il serait important que les femmes maliennes se saisissent de cette Charte, la fasse revivre pour être sûres que ces droits ne seront pas sacrifiés à l'aune de telle ou telle négociation qui apporterait une "soi disant" paix ; car il ne s'agirait en tout état de cause que d'une paix provisoire dans laquelle les maliens et les maliennes auraient perdu leur dignité, comme ce fut le cas après la guerre civile en Afghanistan où les taliban ont rétabli l'ordre en enfermant les femmes.

Toute cette région d'Afrique est menacée par ces groupes djihadistes prêts à s'allier a d'autres pour asseoir leur pouvoir.

De l'Afghanistan au Sahelistan, aidons la société civile à se faire entendre et encourageons les femmes à rédiger la Charte de leurs droits fondamentaux.

Françoise HOSTALIER (Ancien Ministre, Présidente de France Afghanistan)
Anne-Marie LIZIN ( Ancienne Présidente du Sénat belge)
Patricia LALONDE Présidente ( MEWA)
Constance BORDE ( Vice -Présidente de NEGAR Soutien aux Femmes d'Afghanistan)

 


Dernières nouvelles

08/12/2015 - Le Prix Théroigne de Méricourt devient le Prix Anne-Marie Lizin.

Anne-Marie Lizin a reçu le prix Théroigne de Méricourt à Namur le 8 décembre. Ce prix portera désormais son nom ! Michel Lizin a assisté et pris la parole à la cérémonie consacrée à son épouse avec les membres du mouvement POURHuy qu'elle avait fondé en 2010 et qui a obtenu 5 sièges au conseil communal de Huy lors des dernières élections de 2012. A noter que c'est Maxime Prévot, Vice-Président et Ministre des Travaux publics, de la Santé, de l'Action sociale et du Patrimoine du gouvernement Wallon qui a remis le prix à Michel Lizin.
 

Le prix Théroigne de Méricourt créé en 2004 à l'initiative d'Anne-Marie Lizin, célèbre une personnalité féminine, résidant ou active en Wallonie, et luttant pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres et pour favoriser l’autonomie d’autres femmes. Il consiste en une œuvre réalisée par une artiste de Wallonie.

La lauréate sera une femme, vivant ou étant active en Wallonie, dont l’engagement personnel ou professionnel répond à un ou plusieurs critères suivants :

  • lutte pour faire triompher le droit des femmes et l’égalité des genres ;
  • actions en faveur de l’autonomie d’autres femmes ;
  • création d’emplois (et notamment pour d’autres femmes) ;
  • lutte pour une meilleure conciliation vie privée, vie professionnelle ;
  • engagement pour promouvoir le travail des femmes dans un domaine traditionnellement très masculin ;
  • toute action de recherche et/ou de mobilisation permettant l’amélioration de l’égalité Femmes/Hommes, tout domaine confondu (droits, santé, travail, …) ;

Anne-Josèphe Terwagne, naît à La Roche en 1762.

Ardennaise ardente, démocrate militante pour la liberté, la justice et l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, elle s’engagea dans la Révolution française. Elle francisera son nom en Théroigne. Plus tard, la presse royaliste dont elle fut la cible, lui attribuera le nom de Théroigne de Méricourt. Elle est considérée comme un des personnages féminins célèbres de la Révolution. La presse royaliste l’accusera d’avoir voulu assassiner Marie-Antoinette lors des Journées d’Octobre auxquelles elle n’avait cependant pas pris part. Poursuivie pour un crime qu’elle n’avait pas commis, elle reviendra en Belgique mais sera enlevée par des aristocrates en exil qui la livreront à la justice autrichienne.  L’empereur Léopold II, dont elle est sujette, reconnaît son innocence et la fait libérer.

En 1790, elle fonde la « Société des Amis de la Loi » dont le but est d’informer le peuple des travaux de l’Assemblée.

De retour à Paris, elle s’engage aux côtés de la Gironde et tente en vain de lever des légions d’Amazones pour combattre les monarchies européennes.

Elle réclame notamment l’égalité civile et politique pour les femmes.


11/11/2015 - Messages et pensées pour Anne-Marie.

Etait-ce en 2009 ou après ?
Je ne me souviens plus très bien.
 
Par contre, je me rappelle très bien de ce soir de fête du 15 août, à Huy. Ce réel plaisir de retrouver sur ce bateau des amis du sport automobile et d'autres horizons.
 
Tous, nous étions heureux d'être là. 
Comme je suis pleine de défauts, je suis montée sur le pont pour fumer ma sacro-sainte cigarette. Je pensais être seule.
 
Non. Anne-Marie était là.
Seule, elle aussi.
Assise, le regard fixe contemplant la ville.
Elle a à peine fait attention à moi.
-« Ah c'est toi ! », a-t-elle murmuré et son regard s'est retourné vers cette ville qu'elle chérissait tant.
 
A cet instant, les questions se sont bousculées dans mon esprit :
-Quelles étaient ses pensées ? 
-Regrettait-elle le pouvoir ? 
-Regrettait-elle de ne plus pouvoir être totalement efficace et utile à ses concitoyens ? 
-Aimait-elle tant Huy ? 
 
Ce que j'ai lu dans ses yeux, ce soir-là, m'a fourni une réponse sans équivoque.
Il n’y avait en elle ni rage, ni regret du pouvoir.
Seulement un Amour infini.
 
Moi, qui ne suis pas Hutoise, j'en ai été bouleversée et j'ai compris qui elle était vraiment. 
 
Arlette Vandermissen, épouse de Bruno Thiry.
 

Anne-Marie,
 
Tu viens de disputer ta dernière spéciale, ascension vers les sommets que tu as tant fréquentés.
Pour la jouer rallye, on pourrait dire que tu étais une grande pilote de ta vie, toujours maître de ta ligne de conduite.
 
Avec divers excès ou dérapages souvent contrôlés, voire franchissement de lignes blanches par empressement d'atteindre tes objectifs, tu as toujours soutenu tes pilotes préférés. Qu'ils soient vedettes, amateurs ou régionaux, tu les supportais de la même façon que tu avais de mener tes nombreux combats liés à tes convictions politiques et féministes.
Tu en auras parcouru, des spéciales difficiles et tortueuses, avec un succès digne de Michèle Mouton, pour te comparer à cette autre rare femme qui aura su, elle aussi, à sa manière, marquer son territoire dans une arène masculine peu encline à se laisser dicter ses lois. Ces lois pour lesquelles tu t'es tant battue.
 
Les routes et les conduites dangereuses tuent...
La politique aussi apparemment. Tu viens de nous en fournir la preuve irréfutable!
Tu étais, toi aussi, trop jeune pour perdre le contrôle et quitter le chemin si vite.
 
Par ta prestance et ton charisme, tu rappelais les monstrueuses Groupe B de rallye des années ’80. Comme ces machines surpuissantes et atypiques, difficiles à maintenir sur la bonne trajectoire, tu étais indomptable!
Sans doute est-ce la raison pour laquelle vous avez toutes deux été bannies : parce que vous dérangiez et bousculiez les valeurs établies.
 
Si certains, à l’instar d’Ayrton Senna, se sont violemment fracassés contre un mur, toi, à la sortie de ta flamboyante Présidence du Sénat de Belgique, tu as eu à affronter d’autres constructions, tout aussi dures, volontairement malveillantes, érigées dans le seul but de te barrer la route.
 
En ce jour d’hommage, alors que le bal des faux-culs bat son plein, nous, tes amis du rallye, préférons nous taire et nous perdre dans nos pensées teintées de bons souvenirs plutôt que nous lancer, comme d’autres, dans des discours pompeux dont ils ne pensent pas un mot...
Juste pour faire joli sur la photo et se donner la bonne conscience... Qu'ils n'ont jamais eue!
 
Dernière chose, chère Grande Dame, quand tu devras pointer au contrôle horaire, ne bouscule pas la table du contrôleur. Le pointage en retard n'est pas pénalisé et tu vas là pour profiter pleinement d'un repos mérité.
D’où tu seras, veille sur tous ceux qui t'ont soutenue énergiquement et fidèlement. Ceux pour qui tu comptais vraiment.
 
Veille aussi sur Michel.
Inspire-le pour qu’il accepte de sortir, un jour, peut-être, de ses pertinents et dévorants écrits sur le rallye pour, de sa plus belle plume,  nous dévoiler toutes les facettes de ton histoire pharaonique.
Nul autre que lui ne pourra le faire aussi habilement et subtilement...
Adieu, notre chère Anne-Marie.
A Huy et à tous, tu manques déjà.
 
Cédric Pirotte.
 

Décès d’une grande figure du féminisme international : Anne-Marie LIZIN
La Belge Anne-Marie LIZIN-VANDERSPEETEN, ancienne députée européenne, ancienne secrétaire d’Etat à l’Europe, sénatrice puis présidente du Sénat et ex-bourgmestre de Huy, est décédée le 22 octobre. La Ligue du droit international des femmes (LDIF) a publié un communiqué pour rendre hommage à « une grande figure du féminisme international ». « Anne-Marie LIZIN, restera pour l’Histoire à la fois une figure marquante de la vie politique internationale et une grande féministe », souligne la LDIF avant de rappeler que « son savoir-faire, son dynamisme, sa capacité à bousculer les conservatismes, Anne-Marie LIZIN les a mis aussi au service de la défense du droit des femmes ». Vice-présidente de la LDIF, elle a été de tous les combats des trente dernières années afin de promouvoir l’universalité du droit des femmes, indépendamment des cultures et des religions. Consciente de l’importance de la laïcité, véritable facteur d’émancipation des femmes, Anne-Marie LIZIN s’est montrée une défenseure intransigeante de ce principe, s’intéressant en particulier à la situation des femmes dans le Tiers-Monde. Et la LDIF de rappeler les mots de Simone VEIL pour exprimer son admiration pour l’engagement d’Anne-Marie LIZIN : « elle est chaleureuse, elle mène le combat joyeusement ». 


17/10/2015 - ...

C'est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès d'Anne-Marie Lizin.

La défunte repose au salon "Magritte" du Centre Funéraire Dubois & Tanier, avenue de la Croix-Rouge, 2 à 4500 Tihange (Huy) où les visites sont souhaitées ces lundi 19, mardi 20 et mercredi 21 octobre 2015 de 16 à 19 heures.

Les funérailles laïques auront lieu au funérarium Dubois & Tanier à 11 heures où un hommage pourra lui être rendu ce jeudi 22 octobre 2015.
Un dernier moment de condoléances est prévu à son arrivée vers 13 heures 30 au crématorium du Centre Funéraire de Robermont. 
La cérémonie d'incinération débutera vers 14 heures 30.

L'inhumation des cendres est prévue à 17 heures 30 au cimetière de Ben (Huy).


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